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Châteauroux. Les Meubles Aubin restent ouverts. Et ce, malgré l’incendie de leur entrepôt, dimanche. Encore sous le choc, l’un de leurs patrons témoigne

Nous ne sommes pas fermés ! Philippe Aubin entend rassurer les passants : si l'entrepôt de sa société, Meubles Aubin, situé rue du Château-Raoul, a brûlé dimanche, son magasin de la rue Grande, lui, reste bel et bien ouvert. « Beaucoup de gens s'inquiètent et font l'amalgame entre les deux locaux », témoigne ce patron. La société fondée par Yonel Aubin père, en 1967, n'entend pas cesser son activité de sitôt. Même si pour ses deux fils, Philippe et Frédéric, qui ont repris les rênes en 2001, cet incendie est un coup dur.

« J'ai passé toute mon enfance dans cet entrepôt. Psychologiquement, c'est difficile. A 3 h du matin, quand j'ai vu les murs s'effondrer, c'était trop. J'ai dû partir ! » Au total, l'équivalent de 60.000 à 80.000 € de marchandises a été réduit en cendres. Ce bâtiment de 750 m2 répartis sur trois étages accueillait en effet des dizaines de tables de repas, une quinzaine de canapés, des lits, le camion de livraison… « On y entreposait des meubles commandés, des meubles en préparation pour être exposés dans le magasin. Et il y en avait aussi beaucoup de valeur qui n'étaient plus d'actualité, comme des salles à manger Louis XV ou des armoires Louis XIII. » Dans cet incendie, c'est aussi le Vieux-Châteauroux qui perd un bijou de son patrimoine historique. L'entrepôt des Meubles Aubin était en effet installé dans l'ancienne grange à grains de la ville. Un bâtiment du XIXe siècle, sur lequel on pouvait encore lire « Palisse et Tondu, maison fondée en 1833 ». Un expert de la mairie se rendra sur le site, mardi 26 juin, pour décider si la bâtisse doit être définitivement rasée. Ou non.

" Nous avions déposé les matelas pour les donner "

Le plus difficile, pour les frères Aubin, tient à l'origine criminelle de l'incendie. Une ou plusieurs personnes ont en effet mis le feu à des matelas qui se trouvaient devant l'entrepôt. Et triste ironie du sort : ce sont les patrons eux-mêmes qui les y avaient déposés. « Quand on récupère des canapés ou de la literie pouvant encore servir, chez des clients, on a l'habitude de les laisser devant la porte. Pour que les gens qui n'ont pas forcément les moyens puissent les prendre. Si, au bout de cinq jours, ils ne partent pas, alors seulement, on les emporte à la déchetterie. » Cette fois, les frères Aubin n'en auront pas eu le temps.

Camille Chatillon-Thiery