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Châteauroux. Sortir leur terrasse quand il fait beau et non en fonction d’un arrêté limitatif, c’est le souhait des restaurateurs de la Rue Grande.

Bon, on est d'accord : depuis quelques semaines la météo ne se prête pas à mettre un client dehors, en terrasse. Il n'empêche, dans le centre-ville, cafetiers et restaurateurs ne sont pas tous logés à la même enseigne. Pace de la République ou rue de la Poste, les terrasses peuvent s'étaler à l'envi toute l'année, le matin comme le soir. A l'inverse, rue Grande, clients et commerçants aimeraient bien pouvoir aussi profiter des rayons du soleil.

 

" La Ville peut mieux faire "

Au Piano, Christine Rossy, installée depuis sept ans, est formelle : « Sans terrasse, on est mort. » Le restaurant profite, dès le début du printemps, d'une terrasse dans une petite voie perpendiculaire. « Mais c'est totalement différent dès que nous pouvons installer une terrasse devant le restaurant et que la rue est fermée à la circulation. » Et si au lieu de trois soirs en fin de semaine au printemps (vendredi, samedi et dimanche), la rue Grande pouvait devenir totalement piétonne du 15 juin au 31 août, elle ne serait pas mécontente : « Cela éviterait de la manutention et nous permettrait de fonctionner avec le beau temps. »
En raison de l'arrêté municipal d'installation des terrasses rue Grande et rue Guimon-Latouche, qui prend effet au 27 avril jusqu'au 1er octobre, les commerces de bouche n'ont effectivement pas pu profiter des belles journées ensoleillées de mars. Et ce n'est pas avril et mai qui vont remonter leur chiffre d'affaires.
Jean-Noël Marchès, du Petit Bouchon, fut le premier à mener le combat dans cette portion semi-piétonne de la rue Grande. Il était d'ailleurs tout seul il y a treize quand il a demandé à ouvrir une terrasse : « La Ville m'a d'abord autorisé quatre samedis soirs, pour voir. Puis j'ai demandé plus pour moi et les autres, qui ne se sont pas forcément montrés reconnaissants. De juillet et août, nous sommes parvenus à l'arrêté actuel. On a demandé, obtenu mais la Ville peut encore mieux faire. »
Car, évidemment, dans un centre-ville où les restaurants se sont multipliés ces dix dernières années sans que la population évolue, une terrasse, c'est forcément un plus pour le chiffre d'affaires. Encore faut-il pouvoir la sortir. « En mars, nous, on s'est tourné les pouces alors qu'ailleurs les terrasses étaient en place. Et avec la météo d'avril et mai, nous n'avons rien fait. Les restaurateurs sont des gens responsables et intelligents. Puisque la Ville nous a confié la clé des barrières, pourquoi ne pas nous laisser gérer l'installation de nos terrasses en fonction de la météo ? »
Et qu'on ne lui rétorque pas la gêne pour la circulation. « Cela fait treize ans que je vois passer les voitures devant mon restaurant. Et je peux vous affirmer que le soir, on ne dérangerait personne ! »

 

Catherine Pelletier