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NR : Franprix ou l'enseigne de la dernière chance

Le magasin Franprix du cours Saint-Luc ne ferme pas. Il changera d’enseigne d’ici quelques jours.

En début d'année, Anthony Courtel, le directeur du Franprix, cours Saint-Luc, démentait avec véhémence l'hypothétique fermeture du supermarché, dont il reprenait les commandes. Neuf mois plus tard, la rumeur de fermeture refait surface. « Non, nous ne fermons pas. Vous pouvez rassurer mes clients et mes cinq salariés. » Le directeur ne dément pas en revanche un éventuel changement d'enseigne. Sans en dire plus. Elle pourrait même intervenir très rapidement dans le courant de la semaine prochaine.

Dans le magasin, où les rayons se sont vidés et où les clients se font rares cet après-midi-là, les caissières ont l'air de s'ennuyer. En attente, elles aussi, d'informations sur le devenir de leur entreprise et de leur emploi. Le supermarché est à l'image d'un cours Saint-Luc qui se meurt. 
La faute à qui ? Un peu à tout le monde. A des propriétaires qui demandent trop cher de loyers, à une signalétique des commerces inexistante, à la Ville qui oublie ce secteur dans ses animations, à des commerçants du centre-ville pas toujours solidaires, aux diverses taxes à payer avant d'avoir commencé à travailler… 
Aux clients aussi, accusés de ne pas jouer le jeu. « Certains viennent ici en dépannage, et vont faire leurs grosses courses en périphérie. Mais, le jour où nous ne serons plus là, ils viendront pleurer. Ce sera trop tard », regrette Anthony Courtel, qui a toujours défendu un commerce de proximité et de services, dans un quartier où vivent beaucoup de personnes âgées. 
La nouvelle enseigne annoncée va-t-elle remédier au déficit de fréquentation ? Rien ne le prouve. En revanche, elle pourrait bien être la dernière de la série. « Expliquez-moi pourquoi la braderie s'est arrêtée pile-poil à l'entrée du cours Saint-Luc. Est-il devenu un cours hanté ? Où en sont les promesses de la Ville ? » s'interroge encore le commerçant, qui aimerait que tous les acteurs mettent carte sur table. 
Un besoin de concertation et de vision à plus long terme qui ne concerne pas d'ailleurs que les commerçants. Car, à Saint-Luc, si les boutiques se vident, les appartements aussi.

Catherine Pelletier