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NR : L'Habillerie lève l'ancre

Après quarante-deux ans, le magasin indépendant de prêt-à-porter féminin rue Victor-Hugo, cessera son activité le 12 juillet. Fatima rêve de banquise.

Je ne veux pas être à la retraite mais c'est décidé, j'arrête. Fatima Fleuret a toujours l'art et l'élégance de ne jamais dévoiler son âge. Une coquetterie légitime. Mais l'annonce de la cessation d'activité de L'Habillerie, le 12 juillet, suscite beaucoup d'émoi en centre-ville : « Mes clientes sont anéanties et elles se demandent où elles vont aller ».

Comptable pendant vingt-trois ans chez Clyde

Ce magasin de prêt-à-porter féminin de marques célèbres, existe depuis quarante-deux ans. Une institution à Châteauroux. Fatima Fleuret le regrette : « En réalité, avec Johanna, ce sont les deux plus belles boutiques de la rue Victor-Hugo qui disparaissent en même temps ». Le plus surprenant, c'est que Fatima a débuté auprès de Michel Krilewyez, patron de des chaussures Clyde, dont l'épouse dirige encore la boutique Johanna.
La jeune Parisienne, née en Algérie, débarque à Châteauroux, pour rejoindre ses parents : « Je me suis présentée chez Clyde et j'ai tout de suite été recrutée comme comptable. J'y suis restée pendant vingt-trois ans et c'est là que j'ai appris toutes les ficelles du métier. Je m'occupais de l'achat des chaussures mais aussi des vêtements ».
En 2007, Fatima Fleuret saisit l'opportunité de reprendre L'Habillerie. Elle succède ainsi à M. Charbonnier : « C'était avant la crise. A chaque nouvelle collection, c'est open bar dans la boutique avec buffet et champagne ». Fatima habille toutes les générations : « De la jeune femme dynamique à celles de 65 ans et plus. J'ai toujours eu plaisir à être dans ma boutique et certaines clientes sont même devenues des amies ».
Aujourd'hui, Fatima Fleuret éprouve des sentiments mitigés : « L'impression de trahir mes clientes mais je ne peux plus m'aligner sur les grandes enseignes qui font des promotions toute l'année. Le centre-ville se vide toujours un peu plus et on le ressent sur le chiffre d'affaires ». Cependant, la nature a horreur du vide et c'est l'enseigne Caroll qui succédera à L'Habillerie. Fatima va pouvoir lever l'ancre. Dans quelques mois, elle sera à bord d'un voilier, le Boréal ou le Ponant. Un vieux rêve « pour découvrir l'Antarctique ».

Jacky Courtin