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Depuis une semaine, les commerçants doivent éteindre leurs vitrines, la nuit. Une mesure qui, si elle titille certains, satisfait le plus grand nombre.

Le 1er juillet est une date à marquer d'une pierre blanche. Une date écologique s'il en est, qui a marqué le début de la fin d'une ère de gaspillage électrique dans les commerces.

Depuis, en France, « les vitrines des magasins de commerce ou d'exposition seront éteintes au plus tard à 1 h du matin, ou une heure après la fin de l'occupation des locaux, et pourront être rallumées à partir de 7 h du matin ou une heure avant le début de l'activité », a ainsi informé le ministère de l'Écologie et du Développement durable.

" Une économie de 200 millions d'euros "

« Ridicule », pour quelques-uns. « Ces éclairages de vitrine permettaient de donner aux passants l'envie de rentrer dans le magasin le jour suivant. En plus, c'est joli, la nuit de voir, ces vitrines allumées », regrette Elsa, responsable de Bonobo, qui, à la demande du siège de son entreprise, éteint pourtant sa vitrine à partir de 20 h.
Car s'il est un détail qui frappe, quand on fait le tour des commerces castelroussins, c'est bien celui-ci : un bon nombre d'enseignes avait déjà choisi d'arrêter d'éclairer leur devanture la nuit. « Ma minuterie est programmée pour que la vitrine s'éteigne à 22 h 30 et se rallume à 7 h », témoigne Fatima, responsable du magasin L'Habillerie. Sandrine, d'Yves Rocher, explique : « Nous avons toujours pris l'habitude d'éteindre à 21 h et de rallumer à 9 h 30. De toute façon, cela ne sert strictement à rien de laisser allumé : personne – ou très peu de gens – ne se promène à Châteauroux, la nuit. »
L'autre argument avancé, le plus courant, est écologique. Comme l'a présenté le gouvernement, et beaucoup en ont conscience, cette mesure permettrait ainsi d'« économiser l'équivalent de la consommation annuelle d'électricité de 750.000 ménages (hors chauffage et eau chaude), d'éviter l'émission de 250.000 tonnes de CO2 et de réaliser une économie de 200 millions d'euros. » Un aspect non négligeable pour les commerçants ayant une conscience écologique. « C'est important de réduire son bilan carbone », soulève ainsi Daniel, gérant du magasin Caroll, qui se méfie pourtant d'éventuels effets pervers : « Cela constituera nécessairement un manque à gagner pour EDF qui sera alors peut-être tenté d'augmenter ses prix. »
En tout cas, la mesure plaît en grande partie et soulève une autre question : à quand l'obligation de fermer les portes d'entrée pour économiser le chauffage et la climatisation ?

Isabelle Demangeat