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NR : Espace Leclerc : la revanche des librairies indépendantes

La fermeture de l’Espace culturel Leclerc ne fait pas que des déçus. Les deux librairies indépendantes ont déjà constaté une hausse de la fréquentation.

L'avenir s'annonce compliqué et la conjoncture l'est déjà aussi. Laurence Guyomard est comme tous les autres commerçants de la rue de la Poste. Pour la responsable du magasin Les petites Cigales, situé face à l'entrée de l'Espace culturel Leclerc, la fermeture de l'enseigne est une très mauvaise nouvelle. « Ça drainait du monde, j'étais moi-même cliente. C'est une grosse perte pour le centre-ville. Les gens sont en colère de voir que rien ne tient ici. »

" La librairie indépendante est la seule réponse "

Toutes les enseignes situées aux abords du défunt supermarché de la culture font le même constat. Toutes ? Pas vraiment. Les deux librairies indépendantes du centre-ville ne pleurent pas la disparition d'un concurrent direct. « Avec la fermeture, j'ai retrouvé des clients que je ne voyais plus depuis cinq ans, explique Marie-France Vermeylen, de la librairie Parmentier, située rue Victor Hugo. Il est dommage de voir que, quand ces enseignes s'installent, les petites librairies disparaissent. »
Dans la rue Grande, Élodie Lejard, la patronne de la librairie Arcanes, affiche un petit sourire moqueur quand on lui demande ce qu'elle pense de la fermeture du Leclerc. « Dans l'absolu, en tant que libraire indépendante, je ne peux que me réjouir de constater que le modèle culturel de la grande distribution ne fonctionne pas. La culture n'est pas réductible à l'unique loi des supermarchés. La librairie indépendante est la seule vraie réponse à la commercialisation du livre en France. L'État le sait bien. » Arcanes profite déjà d'un report de clientèle. « Nous avons une affluence clairement supérieure à ce que nous connaissons habituellement », complète Élodie Lejard qui prévoit même de doubler son personnel dans le mois qui vient. « La librairie fonctionnait déjà bien. On avait prévu de passer à trois. Finalement, nous serons quatre à partir du mois d'août. Quatre libraires… pas quatre vendeurs ! » Arcanes va en profiter pour renforcer très sérieusement son rayon bande dessinée. C'était une demande récurrente d'une partie de sa clientèle. Avec la fermeture de l'Espace culturel, c'est devenu une nécessité. Il n'y a bien que les disques que la librairie indépendante ne proposera pas. Par manque de place et pour éviter aussi de devenir un supermarché culturel. Il reste de la place, en centre-ville, pour un disquaire… indépendant !

Xavier Benoit