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En conclusion de notre enquête, Paulette Picard, présidente de la chambre de commerce, analyse la situation commerciale du centre-ville.

Châteauroux n'est pas une exception. La désertification des centres-villes au profit de zones extérieures est une réalité dans toutes les villes,constate-t-elle en premier lieu.

Si la crise et la baisse du pouvoir d'achat accentuent les difficultés du commerce, la présidente de la CCI pointe d'abord du doigt les consommateurs : « Ils ont les centres-villes qu'ils méritent,s'agace-t-elle. Ils critiquent, réclament toujours plus commerces indépendants, de nouveautés, mais paradoxalement, ils vont faire leurs courses ailleurs. Moi, je réclame plus de civisme ! »

 " Du civisme ! "

La CCI travaille, avec la chambre de métiers, par le biais du Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce (Fisac) à la redynamisation des cœurs de village ou de ville. « C'est souvent pour sauver le dernier commerce. Les collectivités comme la Cac, avec Cœur d'agglo, investissent aussi. Tout ça, c'est de l'argent public ! Et c'est là qu'entre en jeu la notion de bien commun. Les artisans et commerçants font partie de ce bien commun, ils représentent un patrimoine économique de pays dont les citoyens – et donc les consommateurs – doivent prendre soin », s'enflamme Paulette Picard. 
Mais la présidente de la CCI en est persuadée, la crise, notamment sanitaire, va modifier le comportement des consommateurs. « Je pense que nous entrons dans un nouveau cycle où le consommateur va consommer mieux et plus sobrement. On va donc rechercher plus de traçabilité, de proximité, de services, de contacts. Alors, le commerce de centre-ville sera gagnant. »

ce qu'elle en pense

> Cap Sud a-t-il grandi trop vite ? « Dans une société libérale, il est difficile d'interdire des implantations commerciales, y compris dans un marché saturé. La CCI ne fait plus partie de la commission départementale d'aménagement commerciale, mais, auparavant, nos avis sur certaines implantations n'ont pas été entendus. Cap Sud commence à se miter. Il va falloir anticiper les friches commerciales. »
> Cœur d'agglo. « C'est un bon projet, car il faut absolument supprimer cette verrue de l'Écho. Mais je m'étonne que, sur ce projet, la Cac n'ait pas lancé un concours d'architectes. Ce sera aussi un moyen de revoir la circulation commerciale, entre la rue de l'Écho et la rue Victor-Hugo, mais aussi vers la rue de la gare et le cours Saint-Luc. »
> La locomotive attendue. « Une locomotive il en faut pour attirer les clients en ville, mais ce n'est pas suffisant. Il faut maintenir la mixité des commerces, entre indépendants et grandes marques. »
> e-commerce. « Il ne doit pas être considéré comme une concurrence. Les commerçants doivent s'y mettre et comprendre que le e-commerce un autre métier de commerçant, qui demande du temps, de la formation et de l'animation. Des études ont démontré qu'un consommateur qui a le choix pour un même produit sur le net et chez un commerçant, préférera le magasin si l'offre est près de chez lui. La difficulté c'est que nous sommes dans la génération intermédiaire, celle qui n'est pas née avec le net. »
> Parkings payants. « C'est toujours un frein à l'activité commerciale. Dans certaines villes, la tendance est au disque bleu. Pourquoi pas ? On pourrait aussi envisager à Châteauroux des périodes de stationnement gratuites, le samedi après-midi, par exemple. »
> Loyers. « Compte tenu de la taille de Châteauroux, ils sont beaucoup trop élevés. Les propriétaires doivent être plus raisonnables. »
> Unions commerciales. « Les commerçants doivent être motivés, inventifs et apprendre à travailler ensemble. Animer son commerce et participer à des animations qui répondent vraiment aux attentes des clients. Les gens sont prêts à venir au centre-ville, la preuve ils sont des milliers le jour de la Fête de la musique. Le net avec les réseaux sociaux a recréé du lien et on sent poindre un besoin de faire ensemble. Les commerçants doivent en profiter. »
> Marchés. « Quand je vois le monde et la vie sur les marchés de Châteauroux, le samedi, je me dis qu'il y a un potentiel énorme. Ce sont des lieux de rencontres qui drainent beaucoup de monde. Je rêve d'un marché multiculturel. »

Catherine Pelletier