Fédération Acteurs Economiques  
 
RECHERCHER :
Visualiser le flux RSS FACEBOOK
 
    Menu Actualités
NR : Muriel Ciliento fait de l'effet

Vendredi 31 octobre 2014
Que ce soit pour donner...

NR : Course ou collection : la voiture s'affiche Dimanche 26 octobre 2104
Une belle voiture...
NR : Des voitures et des pilotes Jeudi 23 octobre 2014
Une trentaine de voitures...
NR : Redynamiser : quelles solutions ?

Face au nombre croissant de fermetures de commerces du centre-ville (une par mois depuis septembre) quelles sont les solutions pour stopper l'hécatombe ? Jean-Noël Marchès, président de Cœur du Vieux Châteauroux, démissionnaire en avril dernier, et Michel Krilewiez, à la tête de la Fédération des acteurs économiques (FAE), les deux principales associations de commerçants de la ville, donnent leur vision des choses.

Jean-Noël Marchès : « Il faut sauver le centre-ville avec des fleurs, de la musique, des fanions ». « Aujourd'hui, Châteauroux a besoin d'aide pour être attractive. Je verrais bien un regroupement des diverses associations, mais il n'y en a pas que deux[FAE et Cœur de Châteauroux]. Il y a aussi les pôles associatifs qui pourraient se retrouver dans un même local pour minimiser les coûts. Il pourrait également y avoir les conseils de grands quartiers, les Carnavaleux, le comité de la Foire-expo et plusieurs commissions thématiques, comme une commission foire-expo et même marché de Noël. Est-il normal qu'une ville comme Châteauroux n'ait pas de marché de Noël ? » s'insurge le restaurateur avant d'enchaîner sur le débat du stationnement : « Il faut oser le mois de décembre gratuit, et même la gratuité pendant toutes les vacances scolaires, et le samedi. Et encore une demi heure par jour, si cela peut attirer les clients ! »
Et Jean-Noël Marchès de conclure, sûr de lui : « La Ville accuse le contrecoup du départ des militaires. Elle doit se ressaisir, mettre des fleurs, de la musique, des fanions. Je suis sûr que les commerçants seraient prêts à cotiser jusqu'à 200 € – au lieu des 40 € actuels – pour de telles prestations. »
Michel Krilewiez : « Les commerçants doivent s'exprimer davantage ». « Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Ce n'est pas le moment de lâcher la rampe. Les commerçants qui s'adaptent tiendront plus que d'autres », argumente le fondateur des magasins Clyde, avant de poursuivre, convaincu : « Le service rendu au client va nous permettre de survivre. Personnaliser nos boutiques, dérouler le tapis rouge à la clientèle, voila qui va nous sauver. Et surtout, ne pas critiquer le voisin, et être plus que jamais solidaires en temps de crise ». 
Ces valeurs, le président de la FAE souhaite les renforcer, et les partager au sein de la fédération : « Nous devons être une équipe soudée. Je lance un appel : si les commerçants ont une idée, une critique, qu'ils nous l'envoient. Nous devons dialoguer plus ; il nous faut davantage de grain à moudre, pour inventer de nouvelles réponses aux besoins du centre-ville. »

A lire demain dans NR Dimanche. 6 et fin. « Le commerce est un bien commun », assure Paulette Picard, présidente de la chambre de commerce et d'industrie.

Propos recueillis par Sophie Ughetto