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Ceux qui n’ont pas mis la clé sous la porte le doivent à leurs efforts pour fournir un service de qualité. Mais une aide de la Ville serait aussi la bienvenue.

C'est à la ville de se bouger, entonne un commerçant du centre-ville, place Gambetta. Nous n'avons pas de fleurs. Les pavés sont glissants en hiver, peu pratiques pour les personnes âgées.Et nous pourrions avoir beaucoup plus d'animations de la part de la commune, pour attirer du monde.

On est vite aligné lorsqu'on ne s'acquitte pas du parcmètre

Face à la fermeture de commerces en nombre et à la baisse de fréquentation du centre-ville, particulièrement marquée depuis le début de l'année, on s'inquiète. A la tête de la bijouterie Les Petites Cigales, dans la rue de la Poste, Laurence Guyomard résume l'avis des commerçants : « C'est la disparition des locomotives – comme un possible départ de l'Espace culturel Leclerc - qui est le plus problématique pour nous ».
De plus en plus, les commerçants s'interrogent sur les idées que devrait déployer la Ville pour attirer les clients et s'insurgent contre le stationnement au coût prohibitif. Avec un constat, amer : « On est vite aligné, lorsqu'on ne s'acquitte pas du parcmètre ».
Mais tous ne partagent pas cet avis. Chez Un jour ailleurs, magasin de vêtements féminins, on pense au contraire que « si les clients veulent venir s'acheter quelque chose, ce n'est pas une place de parking qui va les arrêter ». Responsable de la boutique depuis sept ans, Nathalie, prône plutôt une remise en question permanente de la part des commerçants. Son credo : fournir un service de qualité et redonner jour après jour le sourire à ses visiteuses. « Face à la crise, nous sommes obligées de nous adapter, de travailler la fidélité ». En plus de leur pugnacité, Corinne et Nathalie n'hésitent à prôner la solidarité : « C'est souvent que nous conseillons à nos acheteuses de se rendre dans une boutique voisine. »
Remise en question permanente et quête sans fin de la satisfaction de ses clients. Pour Michel Krilewiez aussi, à la tête de Clyde, ces deux valeurs sont au cœur de la réussite d'un commerce de centre-ville. « Contrairement à Cap Sud, ici, le client cherche la différence, la personnalisation du service », témoigne le fondateur de l'enseigne de chaussures. Ce que confirme Pascal Guilpain, encadreur, associé chez Image Pro Photo Louis : « Notre ligne directrice, c'est du travail de qualité, que nous ne serions pas en mesure de proposer en périphérie. »
Reste à savoir si la pugnacité des commerçants du centre-ville leur permettra de tenir jusqu'en 2015. C'est à cette date que le projet Cœur d'agglo, rue de l'Écho, sur lequel beaucoup d'entre eux fondent de grands espoirs pour l'animation du centre-ville, doit voir le jour.

 

Sophie Ughetto