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Vendredi 31 octobre 2014
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NR : Plaidoyer pour la rue de la Gare

Artisan commerçant rue de la gare, Jean-Louis Nouvel, qui tient la boutique Music Center, analyse à son tour les difficultés du commerce castelroussin.

« Installé depuis 1984 à Châteauroux, j'ai fait le choix du centre-ville pour exercer mon activité d'artisan et commerçant. Le débat sur le commerce en centre-ville, je l'ai toujours connu, avec parfois quelques belles empoignades, particulièrement depuis la création de Cap Sud et le développement du e.commerce.
« Aujourd'hui, le constat d'un centre-ville désertique – notamment la rue de la Gare – avec de nombreux commerces à vendre, effraie.
On nous demande, à nous commerçants, de laver plus blanc, d'être plus accueillant, plus disponible, mieux équipé, moins cher et plus souriant. Nous avons les contraintes mais parfois plus le plaisir.
« Le changement des flux, les taxes foncières élevées (3.500 € quant à moi), les appels d'offres systématiquement accordés au moins-disant, la concurrence du monde entier via Internet, amplifient cette difficulté à pérenniser une boutique en centre-ville.
« S'installer comme indépendant, aujourd'hui, nécessite plus de capital, d'originalité, de volonté qu'il n'en fallait quelques années plus tôt. La première source d'encaissement d'une boutique est l'achat d'impulsion du chaland par un flux piéton qui aujourd'hui n'existe plus, dans le bas de la rue de la Gare. Le non-remplacement de la passerelle de la gare n'a pas arrangé cet état de fait.
« Alors, un peu plus de considération de la part de nos élus, une baisse de l'imposition, aideraient en ces temps difficiles, cet axe principal d'accès à la ville. »

Un plan de sauvegarde

C'est ce que réclame Astrid Robin, commerçante, cours saint-Luc : « Si la municipalité savait s'unir aux commerçants, aux habitants et aux associations afin de préparer un plan de sauvegarde et de développement du centre-ville avec les idées de tous et surtout en nous écoutant, peut-être l'avenir serait-il moins sinistre. Pour cela, il faut évidemment s'en donner les moyens. »
En attendant, « dans votre enquête, Jean-François Mayet ne répond pas à nos inquiétudes. Il affirme que lorsque le passage de l'Écho sera terminé, il faudra absolument que les magasins soient pleins et que cela passera par l'arrivée d'une grosse enseigne. En attendant la fin des travaux, soit plusieurs années, qu'envisage-t-il de faire pour remplir les emplacements vides ? Car, pour le moment, nous sommes en train de mourir à petit feu, entraînant évidemment la destruction d'emplois. Chaque jour, on entend parler de maires de petites communes qui se battent pour conserver et créer des commerces. Nous à Châteauroux, on les détruit. »

" Des recettes électoralistes "

Un lecteur de Sainte-Lizaigne, Gilles Potentier, rappelle : « Lorsque ce monsieur a voulu conquérir la mairie, il y a maintenant environ dix ans, une de ses priorités était de renforcer le commerce en centre-ville, fustigeant l'attitude de M. Gateaud, maire de l'époque… M. Mayet comptait lui-même les commerces fermés et affirmait haut et fort que le remède était de mettre les transports gratuits, et surtout de repeupler le centre-ville ! On s'aperçoit aujourd'hui que ses recettes étaient purement électoralistes. »