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NR : Meubles Aubin

Châteauroux. Les responsables des Meubles Aubin conservent leurs activités malgré l’incendie qui a totalement ravagé leur entrepôt, en juin.

 

Même si l'émotion est toujours là, il a fallu vite réagir pour poursuivre notre activité commerciale, confient les frères Philippe et Frédéric Aubin, à propos du sinistre qui a détruit leur entrepôt. C'était dans la nuit du 16 au 17 juin, rue du Château-Raoul, à Châteauroux (lire par ailleurs).« Ce qui était pour nous un véritable outil de travail est parti en fumée en quelques heures. Nous n'avons rien pu récupérer dans cet immense brasier. »

Reconstruit à l'identique ?

Un sinistre commercial doublé d'un sinistre historique. « Ce bâtiment réparti sur trois niveaux de 300 m2 avait une histoire. Il avait notamment été un dépôt à grain durant la guerre de 1914-1918. » Et, sur un plan architectural, « sa façade était particulièrement intéressante ». Un assemblage de pierres et de poutrelles métalliques du meilleur effet. « Lorsque je me suis rendu sur les lieux du sinistre, se souvient Philippe, j'ai vu la façade basculer dans le brasier. J'ai compris que nous avions perdu ce beau bâtiment qui avait jalonné une partie de notre enfance et que nous utilisions comme dépôt. »
Après avoir été KO debout, durant plusieurs jours, « il nous a fallu retrouver nos repères commerciaux, afin qu'il n'y ait pas de rupture avec notre clientèle ». Une volonté d'autant plus difficile à tenir que Philippe, qui déménageait durant cette même période, avait stocké un véhicule rempli d'effets personnels dans l'entrée du bâtiment. « Tout est parti en fumée. » Le stock du magasin, l'atelier qui permettait d'assurer de petites réparations, les effets personnels et « tous nos souvenirs de gamins ».
Depuis cette nuit de juin, les frères Aubin sont à la recherche d'un local de substitution. « Dans un rayon d'un kilomètre autour du magasin, nous avons besoin d'un local d'environ 200 m2. Malgré toutes nos recherches, nous n'avons toujours rien trouvé et nous utilisons le sous-sol de notre magasin pour stocker notre marchandise. Mais ce n'est vraiment pas facile de travailler ainsi. »
Quant au devenir du bâtiment détruit, « nous aimerions qu'il soit reconstruit à l'identique. Mais nous avons parfaitement conscience que cela représentera un coût très important ». Quoi qu'il en soit, le quartier est dans le secteur historique et il n'est nullement envisageable qu'une hideuse « boîte à chaussures » s'encastre entre deux bâtisses du vieux Châteauroux.

à suivre

Un mégot à l'origine de l'incendie ?

 Dès le jour de l'incendie, une enquête a été ouverte par la police, afin de connaître les raisons de cet incendie qui aurait pu avoir de bien plus lourdes conséquences, l'immeuble détruit jouxtant d'autres maisons. L'action efficace des pompiers a permis de limiter la propagation des flammes au seul périmètre du bâtiment. Quant à l'enquête, elle a démontré que l'incendie était parti de deux ou trois matelas – encore en bon état – déposés dans la rue, afin qu'ils puissent être récupérés par des personnes pouvant en avoir besoin. Est-ce un mégot jeté d'une façon irresponsable ou un geste plus intentionnel qui a mis le feu à ces matelas ? La question demeure. Toujours est-il que les conséquences de cet acte allaient être ce que les habitants du quartier ont découvert au petit matin des faits. Un champ de ruines fumant et dont le préjudice financier s'élève à plusieurs centaines de milliers d'euros.

Jean-Luc Pavot